Vous avez fini le mix, vous avez un master, et vous êtes sur le point d'uploader. Attendez — est-il vraiment prêt ? Un nombre surprenant de sorties partent avec du clipping inter-échantillon, le mauvais loudness, ou deux secondes de blanc au début. Rien de tout ça n'est dur à repérer ; il suffit d'une checklist. Voici tout ce qui mérite d'être vérifié avant que votre morceau parte sur le streaming, en une seule passe.
Un master prêt à sortir passe une poignée de contrôles techniques : son loudness est dans la bonne zone pour le streaming, son true peak ne clippera pas une fois encodé, il n'y a pas de clipping numérique, il se replie proprement en mono, c'est un fichier lossless à un sample rate correct, et les silences de début et de fin sont serrés. Chacun est facile à louper isolément — ensemble, ils font la différence entre un morceau qui sonne pro partout et un autre qui se fait baisser, distordre, ou qui démarre avec un blanc gênant.
Les plateformes de streaming normalisent autour de −14 LUFS. Tombez loin et elles monteront ou baisseront votre morceau pour s'aligner — ce qui peut changer sa place à côté des autres.
Si votre true peak se situe entre −1 et 0 dBTP, vous risquez un clipping inter-échantillon une fois le morceau encodé en MP3 ou AAC. Viser −1 dBTP le garde propre.
Le clipping numérique franc ajoute une distorsion irréversible. Un signal propre avec zéro échantillon clippé est la base d'un master.
Beaucoup d'écoutes sont mono — haut-parleurs de téléphone, subs de club, certains appareils Bluetooth. Un master qui se replie en mono sans annulation de phase tient partout.
Les distributeurs veulent un fichier lossless à un sample rate de qualité distribution. Un WAV en 44,1 ou 48 kHz est la livraison standard et sûre.
Un long blanc avant la musique donne l'impression que le morceau démarre en retard ; une coupe abrupte à la fin fait inachevé. Un silence serré et naturel aux deux bouts fait pro.
Au minimum : le loudness intégré (autour de −14 LUFS pour le streaming), le true peak (visez −1 dBTP pour éviter le clipping inter-échantillon), l'absence de clipping, la compatibilité mono, le sample rate et le format, et les silences de début et de fin. Un checker pré-sortie passe tout ça en revue en une fois pour que rien ne passe à travers.
Le true peak mesure le vrai niveau crête après reconstruction numérique-analogique, qui peut être plus élevé que les crêtes d'échantillon. S'il se situe entre −1 et 0 dBTP, votre morceau risque un clipping inter-échantillon une fois encodé en MP3 ou AAC pour le streaming. Viser −1 dBTP le garde propre.
Non. Les LUFS mesurent le loudness perçu dans le temps ; le true peak mesure le niveau instantané le plus élevé. Ils sont liés mais distincts. Le Release Checker rapporte les deux dans une checklist plus large — pour approfondir les cibles de loudness par plateforme, utilisez le guide LUFS dédié.